Adrien à Buenos Aires, bienvenido hermano

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l’arrivée (floue) du frère tant attendu.

 

Quelques images de ces moments partagés! Que du bonheur…

Grâce aux contacts que je me fais avec le festival (entre autres, je démarche les restaurants…) nous avons été invités à un dîner show de tango. Les chansons étaient un peu longues pour Adri, mais la danse nous a beaucoup beaucoup plue à tous les deux!

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Des petits tours dans la ville, tourisme citadin:

cimg0781.jpgune maison occupée par des artistes, à deux pas de chez moi.

cimg0765.jpgL’obelisque de l’avenue 9 de Julio

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copiedepict0516.jpgPuerto madero, le long de mar de la plata.

Au-dessus, le pont des femmes.

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cimg0802.jpgUn petit retour à la boca, à caminitos. Une farnadole de couleurs.

 

Voyage à l’île del Tigre: au bonheur des moustiques.

Départ matinale, dur dur de se lever. On rejoint Flor chez elle, et comme toujours en Argentine, on attend les argentins…Alors, on tue le temps:

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Flor est enfin arrivée, prêts pour le voyage d’environs deux heures

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La isla del tigre, est une île dans la province de Buenos Aires, où s’exilaient artistes et homosexuels durant la dictature. Plusieurs bouts de terre entourés par des canaux. Chaque ponton est desservi par une péniche qui fonctionne exactement comme un bus. Etrange mélange bohême et bourgeois. Bicoques des artistes qui cotoîent les résidences secondaires de la haute société.

Luciana et Jasmin son bébé, nous y ont accueillis (amies rencontrées lors de mon voyage à la plage). Nous avons beaucoup de chance en tant que touristes de pouvoir visiter cette île en son intérieur. Une journée tranquille dans ce havre de paix, éloigné de tout, où ni moi ni Adrien ne voudrions vivre, mais qui permet de se ressourcer le temps d’un dimanche. Si on accepte le règne des moustiques bien sur.

voyage en péniche:

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type de maison de riches:

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Type de maison d’artistes et en l’occurence maison de Luciana

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Premier maté d’Adrien suivi d’une sieste dans le hamac, pour laquelle il ne s’est pas fait prier!!

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Avant le départ, une ballade dans les ferias s’impose…

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Et voilà le petit homme prêt à partir, un chapeau de tango callé sur la tête bien sur!!

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Je reste seule avec ma barbe à papa…

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Réclamations…

Après avoir reçu des plaintes, je ne peux que tenter d’y répondre (je me destine à être médiatrice tout de même!!).

 

Maman: « tu ne parles pas des différences au niveau de la langue »

 

Ma chère mère pleine de grâce…L’accent diffère énormément, des fois j’ai l’impression d’entendre des italiens parler espagnol (ce qui n’est pas étrange si on prend en considération sont très présents, tant depuis la conquête que aujourd’hui).

Plusieurs mots diffèrent, notamment pour les fruits et légumes. Mais il y a aussi des mots qui existent ici et qui n’existent pas ailleurs: boludo, pelotudo…

Pour interpeller, les argentins ont souvent tendance à mettre un « che » en début de phrase. Le che est le même que che guevarra. Che, me pasas la sal (tu me passes le sel…)

 

La phrase est souvent ponctuée de « viste » de la même manière que l’on prend des mauvais tics de langages en disant « tu vois » à tout bout de champ.

L’étonnement est souvent marqué par un « mira vos ».

Ce qui est prononcé comme un ‘y’ en Espagne est prononcé comme un « ch » en Argentine.

C’est tout un apprentissage.

 

Julie: « tu as parlé du maté mais tu as oublié de dire l’essentiel: ça se partage »

Alors oui c’est vrai, grande erreur. Le maté se prend souvent à plusieurs. Une personne est chargée de servir et de passer tour à tour le maté. Tant que la personne ne lui a pas dit gracias en recevant le maté, cela signifie qu’elle en voudra au tour prochain. Le maté est un acte social, c’est très convivial.

 

Nathalie: « tu ne mets presque pas de photos de toi, tu nous manques. »

Alors voilà chère tantine:

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24 mars 1976-2007

 

24 Mars 1976: Coup d’Etat, date clés de la dictature. 30 000 disparus, entre autres.

24 Mars 2007: 60 000 personnes commémorent ce jour sordide et tous ceux qui ont suivis. Au programme, chants, défilé des diverses associations, dont las madres de la plaza de mayo. Réclamation de justice, de réapparition des disparus, du moins de la vérité. Emotion palpable, même pour un étranger… 

 

 Banderole des mères de la plaza de mayo. Une photo de chaque disparu y est collée. La longueur de la banderole a été pour moi une révélation physique de l’ampleur meurtrière de cette dictature. Je l’ai vu défiler au bout des bras de toutes ces mamans, les larmes aux yeux et la gorge serrée.

 

cimg07321.jpgcimg0736.jpgcimg0750.jpgcimg0761.jpgcimg0886.jpgcimg0887.jpgcimg0889.jpgSymbole de las madres de la plaza de mayo: le foulard blanc. Le sol de la plaza de mayo en est recouvert, en forme circulaire. Les mamans se retrouvent depuis 30 ans cette année, tous les jeudis, sans exception, à 15h30. Elles manifestent en tournant autour de la place, le foulard blanc sur la tête.

Commentaires brefs, laissons place aux images

cimg0551.jpgcimg0550.jpgcimg0547.jpgPetit repas typique entre copines…Spécialité du « dulce de leche » soit une sorte de confiture de lait. Comme vous pouvez le voir certains le mangent en glace, d’autres comme accompagnement du flan (lui même spécialité nationale!!!) Hummm ça réveille les papilles.

 

cimg0552.jpgSéminaire, sur la solidarité internationale durant la dictature, organisé en partie par le festival des droits de l’homme soit MON festival, au ministère des affaires étrangères. Témoignage de diplomates résistants, de mères de la plaza de mayo, de rescapés…Malgré l’aspect très conventionnel de la réunion, ce fut un grand moment d’émotion qui a réussi à m’arracher quelques larmes.

 

DIMANCHE JOUR DE FERIA :

J’habite dans le quartier bohème de San Telmo. Quartier d’origine de Mafalda, quartier populaire qui devient chaque jour plus touristique. C’est également le quartier des antiquaires. Le dimanche ils sont de sorties. Ils se regroupent plaza Dorrego, place qui fait la jonction entre les deux parties de la rue Defensa (mon lieu de résidence). Les deux parties de la rue divisée par la place aux antiquaires sont elles-mêmes envahies par les artisans et les artistes. Art du cirque, musiciens, illusionnistes etc. Les orchestres amènent même les pianos. Et chose qui est très typique d’ici: les gens restent regarder le travail des autres, et dansent même parfois. Pourquoi ne pas improviser un tango autour d’un orchestre, dans une rue devenue l’espace d’un instant piétonne. Cette ambiance m’enchante, charme difficilement déscriptible de cette ville…

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Où que j’aille, je transmets les bonnes habitudes de collocs à mes nouveaux compagnons de vie: jouer au UNO. Et comme vous pourrez le constater ils ont l’air d’apprécier.

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cimg0608.jpgJulia franco équatorienne avec qui je partage nouvellement ma chambre, Juan Carlos, équatorien et Jesper, Danois.

 

Prêtes pour un samedi à Palermo. (oui je sais on a l’impression que j’ai avalé un ballon…de toutes façons y’a que mon papou et mon frero qui savent faire de belles photos de moi…où ne serais-je resplendissante que lorsque je les vois?)

cimg0610.jpgPalermo est le quartier chic de Buenos Aires. Beaucoup de parcs, de magasins, de riches. Après 45min de bus, je suis j’ai pénétré les entres de ce quartier. Des charmes certains, un autre monde, beaucoup de gens en ce dimanche sur les terrasses, feria de designers argentins, des maisons très belles, mais une préférence pour le quartier de San Telmo où je vis. San Telmo était le quartier riche de Buenos Aires à l’époque. C’est pour cela qu’il existe un décalage entre l’architecture et la population qui l’habite. Lorsque la peste a commencé à faire des ravages, les riches se sont « exilés » vers Palermo. Ceci explique cela…La situation aurait tendance à s’inverser de nouveau aujourd’hui.

Quelques photos, bien que très peu représentatives. Un bar qui m’a plu, et oui, des canapés sur le trottoir j’adore, une maison bien plus belle en vrai que sur la photo…Mais Palermo c’est aussi les parcs, le jardin botanique, le jardin japonais, que je n’ai pas encore visités.

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Dimanche « retour vers le passé » en bas de chez moi. Et une leçon de pouf attitude (soit je pose devant les gros bus d’époque…):

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Pour bien finir ce week-end: concert de Rojer Waters des Pink Floyd, et oui rien que ça, parmi 60 000, dans un stade. Moment de magie, des petits films et prises de son à vous faire partager à mon retour…hey teacher leave the kids alone!!

Mise en scène superbe, travail audiovisuel en fond de scène sous forme d’écran géant impressionnant et très imaginatif. La photo de la scène, prise de loin certes,n’ai pas un décors mais l’écran qui prend vie au début du concert…L’autre photo: le stade en cours de remplissage.  

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Coups de gueule, coups de coeur…

LES COUPS DE GUEULE : 

 

Plusieurs petits coups de gueule sur cette ville qui ne peut pas être parfaite. Ben non !

LE DÉCALAGE HORAIRE : 

4 petites heures de décalage qui ne m’ont pas laissées totalement indifférente. Mon deuxième jour à Buenos Aires devait se conjuguer avec recherche intense d’appartement pour limiter les frais. Premier rendez-vous à 9h. Je mets mon réveil à 8h, tant pis si je réveille les 7 convives de ma chambre d’hôtel. 

Je me lève, me douche, m’habille puis regarde enfin vers la fenêtre et je trouve le temps bien sombre. Je regarde ma montre pour être sûre de l’heure. Il était bien 8h45.  Puis un éclair de lucidité s’est imposé à moi. Il était en fait 8h45 heure française, soit 4h45 heure locale. Je n’avais pas changé l’heure de ma montre. 

Les yeux plein de fatigue, je suis retournée me coucher, lavée, habillée et ridicule, n’osant pas penser à ce que risquaient d’imaginer les filles de ma chambre. Coup de gueule numéro 1 

 

LA BALEINE BLEUE CHERCHE DE L’EAU POUR NETTOYER TOUS SES TUYAUX : 

Il fait chaud à Buenos Aires en février, l’équivalent de notre mois d’août et beaucoup de maisons sont équipées d’air conditionné. Je ne sais pas par quel phénomène physique mais cela entraîne une sorte de condensation et les machines gouttent. Les gouttes tombent des balcons, inlassablement, sur les passants. Coup de gueule numéro 2. 

Lorsqu’il n’y a pas de passant elles tombent par terre. Et alors ? Me direz vous. J’y viens 

Les trottoirs de Buenos Aires sont souvent faits de petites dalles carrées, invisiblement bancales. L’eau se faufile dessous et stagne. Cette eau peut éventuellement être d’autres liquides auxquels je ne préfère pas penser. 

Les jeunes filles, comme moi, affrontent la chaleur par des tenues légères comme jupes/sandales par exemple. 

Au moment de poser le pied sur la dalle piégée, l’eau s’échappe, trempe le pied de sa victime et tente de monter au plus haut de la cuisse. Je vais donc quasiment tous les jours au travail avec un pied et une cuisse souillée par ce liquide que j’éspere n’être que l’eau usagée des machines d’air conditionné. Coup de gueule numéro 3 

BOUT DE VIANDE : 

Gros coup de gueule contre les hommes !! Les commentaires sont incessants, sur le passage d’une femme, même les chauffeurs de taxis sortent la tête de leur voiture pour crier un compliment. ça n’est jamais agressif ni méchant mais je trouve ça relativement insupportable. Je sais que 80% du temps, mon passage provoquera un commentaire, juste parce que je suis une femme, et je suis bien entendu censée passer avec un air d’indifférence. Le pire c’est que même des grands-pères et des papas accompagnés de leur enfant le font. Le machisme en Argentine me semble latent (certainement comme un peu partout, mais ici je le trouve plus « visible »), j’ai l’impression d’être un bout de viande ! Heureusement il ne s’agit pas non plus de tous les hommes. 

Après avoir discuter avec une psychologue qui travaille dans un commissariat de femmes (endroit où elles sont reçues en cas de violence, entres autres), j’ai appris que le nombre de violence envers la femme était très élevé en Argentine. Les choses changent mais doucement, surtout dans les provinces. Elle m’a donnée également les chiffres français, cela fait froid dans le dos, on n’a pas de leçons à donner, même si c’est presque moitié moins que l’argentine. 

Attention, tout ceci n’est qu’une facette, je ne réduis pas les gens à cela. Je les trouve gentils, accueillants, joyeux etc.  Ce n’est pas un coup de gueule contre les argentins mais contre un type de personnes que je qualifierais de… «  primitifs ». 

Coup de gueule numéro 4 

 

POURQUOI ? 

Le yaourt nature n’existe pas…Lorsque le mot nature est associé au mot yaourt cela signifie sucré. Pas de possibilité de manger un yaourt nature dans cette ville. Humm dur dur ! Le goût des avocats, de la viande, des oranges pourrait éventuellement me faire oublier l’envahissement de la malbouffe. 

Coup de gueule numéro 5 

COUPS DE COEUR

 

Pour vous parler plus précisément de tous les charmes de la ville, il faudra attendre avril. Et oui, pour l’instant je me laisse porter par les activités et je n’ai pas forcément l’appareil photo avec moi ou je ne pense pas le sortir. Je sais que je visiterai,  »touristiquement » parlant, la ville avec Adrien et ensuite avec maman, donc pour l’instant…voici ce que j’ai découvert, entre autres… 

Tortuguitas  Pour mon premier week-end, j’ai été invitée à passer le dimanche à Tortuguitas, dans la province de Buenos Aires (à 20 km environ), chez Lucia, la compagne de Julio, le directeur du festival. Au programme : piscine et asado (barbecue, typique le dimanche) . 

On m’a dit : tu vas voir c’est merveilleux, beaucoup de porteños viennent passer le week-end dans la province, c’est superbe ! 

Lorsque je suis arrivée dans le centre de tortuguitas, j’ai trouvé l’endroit laid et peu attirant. Je ne comprenais pas tout ce qui m’avait été dit:

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Et puis nous sommes entrés derrière l’un des nombreux hauts portails. 

Le havre de paix est apparu. Maison magnifique et relaxante qui n’a valu que 45 000 dollars, ce qui explique peut être l’abondance d’européens qui s’installent en Argentine : qualité de vie peu coûteuse.

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Ce dimanche a été d’autant plus intense que j’ai assisté aux retrouvailles d’anciens guerilleros durant la dictature de Juan Domingo Perón. Laissez moi vous expliquer dans quel environnement j’évolue ici : Julio Santucho, le directeur du festival, est le frère de Mario Roberto Santucho, fondateur du PRT-ERP, PRT étant le parti révolutionnaire des ouvriers et ERP son bras armé. 

Tous les frères Santucho ont été des membres actifs de l’organisation clandestine, d’une manière ou d’une autre, et l’un des seuls survivants est Julio. La famille Santucho, a été pourchassée et les pires tortures leurs étaient réservées, en raison du rôle de Mario Roberto Santucho dans la guerilla. Voyant leurs enfants, neveux, cousins, gendres, belles filles, disparaître un à un, les parents Santucho se sont exilés en Italie et se sont fait porte-parole de la situation argentine en Europe. Julio voyageait parfois pour faire des conférences, dans la même dynamique que ses parents.

Julio a commencé la clandestinité alors qu’il était au monastère et se destinait à être moine. Puis il rencontra Cristina avec qui il aura deux enfants. 

Alors qu’il était en Italie, Cristina a été arrêtée avec sa cousine. Par chance pour une fois les enfants ont été laissés avec la grand-mère (les soldats en général les embarquaient pour les donner à l’oligarchie qui n’arrivait pas à avoir d’enfants). 

En l’apprenant Julio, s’est vu obligé à rester en exil, car un retour au pays signifiait une arrestation. Antérieurement, et durant les mois qui ont suivi, la résistance s’est organisée à l’extérieur de l’Argentine et notamment en Italie. Une femme est allée là-bas pour récupérer les enfants de Julio qui avaient 1 et 3 ans. Elle s’est fait passer pour leur maman, se faisant appeler dès le départ « mamita » par eux. Avec un autre homme et des faux passeports ils sont sortis du pays. 

Cette femme est devenue quelques années plus tard la femme de Julio et elle est la maman de Flor, la dernière fille de Julio. 

Cristina aurait eut un enfant de Julio en prison, elle a été arrêtée alors qu’elle était enceinte. Les fils de Julio le recherche avec l’association les grands-mères de la plaza de mayo. Les recherches sont sérieuses et se font avec analyse d’ADN. La tragédie est lorsqu’une grand-mère retrouve un enfant, aujourd’hui adulte et que celui-ci, éduqué dans une famille fasciste, ne peut accepter ni son passé ni ses origines. Certains adultes viennent d’eux-mêmes pour faire les tests. Il me semble qu’environ 300 enfants de disparus ont été retrouvés… 

Mario Roberto Santucho le fondateur du PRT-ERP à été tué lors d’un combat armé, son corps a été exposé à toute l’armée qui a trinqué au dessus de sa dépouille. 

Voilà une partie de l’histoire résumée et anecdotique. Tout cela pour dire que je suis dans un milieu particulier, où tout les enfants, cousins etc. sont engagés socialement parlant. Le débat est permanant, tant sur l’histoire que sur l’actualité, j’apprends beaucoup. 

J’ai donc assisté aux retrouvailles de guerilleros, un dimanche après-midi à tortuguitas, autour d’un asado. Julio, un des fils de Mario Roberto et Pablo, celui qui avait été perdu de vu, se sont retrouvés. Ils se sont rappelés les aspects « romantiques » de leurs souvenirs, comme une de leur épouse a voulu préciser à mon attention. Et puis suite à mes questions un débat intense sur le rôle de la femme dans le parti a éclaté. Evidemment, la perception de Lucia, ancienne guerillera, n’était pas la même que celle des hommes. J’ai également eu le droit à un cours d’histoire. Tout ceci entre deux baignades et de bol de maté. Moment intense et surréaliste.   

Week end plage 

Petit week-end hors de la ville dans un appartement d’une pièce qu’un cousin de Flor lui prêtait. Nous voilà parties, Flor  et ses deux amies Luciana et sabela, avec leurs bébés respectifs. J’ai un peu eu l’impression d’être à un stage pré-maman… Mais c’était très chouette. 

J’étais à Valeria del mar, zone connue pour les nombreux pins qui la peuplent. Un Allemand les a importé et la terre s’est révélée être étonnamment fertile. C’est une zone où beaucoup de riches vivent, regroupés sous les pins, dans des maisons « m’as tu vu », avec le gazon coupé à ras et la pancarte attention alarme, bien en évidence. Les maisons sont souvent extravagantes, voici une des plus modestes ci dessous. Quelques photos du week-end. 

Prête à partir en camionette

 

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Le maté est de circonstance, même en voiture

 

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La pampa sous un ciel menaçant

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Après 7h de voyage à la place de 5, on se pose!!(il faut respecter le rythme argentin…sans stress…)

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 Vue de l’appart

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Le beau temps revient, on en profite!! Baignade délicieuse!

 

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Ballade sous les pins, chez les riches

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Les Dufour 

Je tiens à remercier les Dufour (Lisou, Françoise et Vincent) qui sont tellement gentils qu’ils ont fait installer une pancarte géante sur le bord de la pampa naissante, pour me rappeler que je ne suis pas seule dans cette grande aventure. Merci ! 

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Vous m’invitez à cette danse ? 

J’avais prévu des vidéos mais je n’arrive pas à les mettre donc…photos

Durant tous le mois de février le carnaval était à l’honneur. Danses traditionnelles à gogo ! La murga :  danse dansée en groupe, souvent de quartier. Elle symbolise la libéralisation de l’esclave. Entre deux murga, d’autres traditionnelles étaient dansées sur scène et…dans le public. 

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Le dimanche, place dorrego. Des gens de tous les jours se regroupent pour danser.

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La bubamara. 

Une fête qui est organisée dans un vieux théâtre une fois par mois. Les gens s’y retrouvent vers 0h00. L’attente est longue car lorsque le rendez-vous est à 0h00 cela veut dire que le concert commencera réellement à 2h00: 

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on oublie donc l’attente autour de la bière locale.

Un concert a lieu, souvent de musique des Balkans et après on danse. Super soirée, super ambiance, super musique !! 

Il y’avait beaucoup de monde. A un moment tout le monde s’est écarté. Il ne restait plus que du vide au milieu de la piste. Les gens se contenaient alors que la musique ralentissait. Et puis la musique est repartie de plus belle et tout les gens ont couru au milieu de la piste et ont dansé ou sauté à nouveau. Cari m’a entrainée dans le rythme effréné, peur de rien. J’ai sauté, dansé, mais quand j’ai vu Cari disparaître sous une foule de personnes, je me suis dit…que je preferais être peureuse et je suis retournée danser sur les bords!

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Théâtre dans un bidonville. 

J’ai rencontré trois françaises, Zeina, Aurélie et Stéphanie qui ont fait un stage dans des ONG pour leur master. (je les ai rencontrées grâce à Julie, amie de mon année erasmus à Saragosse, qui venait deux semaines à Buenos Aires, trop bien!). 

A la fin de leurs six mois de stage les filles ont décidé ou sont en train de penser à s’installer à Buenos Aires. 

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Elles interviennent entant qu’observatrices extérieures dans une association qui cherche à ce que les habitants de ce bidonville se réapproprient  le quartier à travers l’art, hors de la violence, de la drogue etc. Ils se réunissent chaque semaine je crois, et ce sont les participants et non les organisateurs qui choisissent l’activité de la semaine. 

J’y suis allée, et j’ai participé, au même titre que les autres, à l’activité théâtre. Ca m’a rappelée un peu le Pérou. J’ai été étonnée par l’écoute que les uns avaient envers les autres, l’acceptation de la critique, l’envie d’apprendre, la confiance. Le groupe était composé de personnes de tout âge. Les thèmes choisis par les groupes d’improvisation étaient déconcertants car ils paraissaient être un caisse de résonances des problèmes que les gamins rencontrent chaque jour : machisme dans les couples parentaux, pas d’argent pour sortir etc. 

Belle expérience, belle leçon d’humanisme ! 

 

Buenos Aires et ses murs 

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ça ne pouvait être que ma ville! (cf les blues borthers)  Les murs de la ville sont souvent peints. Celui représente l’esclavage, les colons, et le carnaval qui était une possibilité de sortir de son rôle déterminé à la naissance.  cimg0485.jpgcimg0487.jpgcimg0489.jpg 

Mon stage 

Je suis pour l’instant chargée de l’antenne française du festival, chercher des réalisateurs, des films etc. Je recherche également certains accords avec des traducteurs par exemple pour sous titrer des films, avec les hôtels pour recevoir les invités, etc. 

Voici la rue de mon stage, mes collègues et le bureau.  cimg0502.jpgcimg0504.jpg cimg0506.jpg cimg0507.jpg 

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Le maté 

La boisson nationale par excellence ! Les gens en boivent, accompagnés d’un thermos pour remplir inlassablement le maté (nom du bol et de l’herbe). C’est tout un processus qu’il faut respecter. D’abord avoir le maté et le maté : herbe et bol. 

 

l’herbe: elle peut être nature ou aromatisée, sucre, lait, ecorses d’orange, tout est possible. cimg0517.jpg  

 

 

 

 

 

 

 

 

 Remplir le maté d’herbe 

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Puis glisser la bombilla.  

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Mettre l’herbe et après la bombilla. Pourquoi ? j’sais pas, ni idea! Verser l’eau chaude. 

cimg0526.jpgcimg0522.jpg  Boire.   cimg0540.jpg 

 Dire que c’est hyper bon !  

 

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Et se reservir toute le journée sur la même herbe… 

Mon arrivée à Buenos Aires

            L’arrivée a été un peu difficile. De longues heures seule dans une grande ville. Recherche d’appart signifie : se repérer dans la ville, savoir où on va travailler, connaître les quartiers fréquentables etc. Les gens ont eu tendance à me faire peur (pratique assez courante envers les étrangers) : ça ne va pas, il ne faut pas vivre là, ici non plus, trop dangereux etc. Compliqué et un peu dépriment. La première semaine, j’ai logé dans un hôtel, chambre à huit lits.

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Bonne ambiance mais impression d’être à englishland. Même pas l’effort de dire hola, gracias. Même les réceptionnistes parlent répondent en anglais alors qu’on leur parle en espagnol. J’ai fait de gros efforts et j’ai réussi à me faire comprendre, bien plus que je me sentais capable.

Mais bien entendu, j’ai connu du monde la veille de mon départ : australiens, irlandais, anglais etc. J’ai donc passé une semaine à manger seule. Heureusement j’ai trouvé des petits cafés où me réfugier. On peut y rester de longues heures à lire, il suffit qu’il y’ait un piano pour qu’un musicien s’y installe et joue une heure de jazz entre deux tasses de café.

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Entre deux visites d’appart, visite de la ville s’impose. La beauté de la ville n’est pas époustouflante. C’est une ville où il faut se balader, se laisser enivrer par l’ambiance, se perdre dans les rues. La rue « corrientes » est impressionnante : des théâtres tous les deux mètres, théâtres de  toutes sortes (commercial, indépendant…), des librairies de livres usés ou non mais à des prix très bas, des cinémas et puis les magasins. Rue culturelle et commerciale. Drôle de mélange!

San telmo, le quartier où je vis aujourd’hui, est le quartier des artistes, le quartier un peu bohème, le quartier de la fête et des antiquaires. Ancien quartier des riches colons, d’où l’architecture en décalage avec les habitants, qui ont fuient la peste et ont laissé la place aux plus pauvres. Quartier d’une longue tradition populaire qui devient aujourd’hui de plus en plus touristique et donc côté.

La boca, encore un drôle d’endroit. Lieu très touristique, le long du puerto madero. Maisons peintes de toutes les couleurs. 100% fait pour les étrangers, tango pour touristes, magasins pour touristes …Mais belles couleurs !

la boca:

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Le plus déstabilisant est qu’à 500 mètres de ce brassage de fric se trouve un bidonville. La misère côtoie la richesse au plus près.

La plaza dos de mayo est à 200 mètres de mon lieu de travail. C’est la place des mères des disparus et des grands-mères qui manifestent tous les jeudi. Les femmes au foulard blanc, elles cherchent à savoir ce que sont devenus leurs enfants ou petits enfants nés en captivité ou vendus à l’oligarchie. Leur action est réelle, mais leur rassemblement du jeudi semble attirer plus de touristes qu’autre chose (l’habitude ?). J’essaierai de prendre des photos. En attendant des photos de la place prises un peu à la va vite…

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J’habite dans le quartier San Telmo avec Daniel, un équatorien de 27 ans qui étudie le cinéma, comme un bon nombre de personnes ici ! Sa copine, Carina, Danoise de 28 ans étudiante en sociologie ne vit pas avec nous mais c’est tout comme. Un autre équatorien viendra vivre avec nous à partir de mars.

  

Daniel et Carina

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Vue de la place dorregano (quartier San Telmo)

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J’ai hérité de la chambre qui ressemble beaucoup au KJB de Badajoz pour ceux qui sont venus nous voir là-bas l’année dernière : au fond de la cuisine, chambre minuscule etc. Je déménage dans la grande chambre au lit deux places en mars. Youhou !!

Salon

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Ma future chambre

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Ma chambre actuelle (à l’envers)

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La cuisine (la porte du fond est ma chambre.Souvenirs souvenirs…cf Badajoz)

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Notre terasse

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Vue de l’appart

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Avec l’omniprésence des taxis, claro!

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Los Cartoneros

         Dans mon tout premier mail, je parlais de gens qui éventraient les poubelles. Je pensais qu’ils cherchaient de la nourriture malgré une apparence, pour ceux que j’ai pu apercevoir, de « monsieur tout le monde ».

Ils ne sont en effets pas des vagabonds mais des cartoneros. Depuis 2001, date de la banqueroute, énormément de personnes se sont retrouvées sur la paille, du jour au lendemain.

Argent bloqué dans les banque, argent disparu, des économies de toutes une vie evaporées pour certains.

Les traces sont toujours visibles aujourd’hui : les banques taguées, leurs fenêtres grillagées, la casa rosa (palais présidentiel) entourée de grilles pour éviter l’assaut de la population en colère,  la baisse des prix, l’organisation de diverses collectivités tel que celui des cartoneros, etc. Les collectivités sont nées du refus de la population la plus touchée de mendier, de mourir de faim, d’attendre que cela s’arrange. Plusieurs sortes de collectivités ont vu le jour. Celui des cartoneros consiste à déposer des groupes de personnes à des endroits clés de la ville. Ceux-ci trient les cartons qui sont dans les sacs poubelles, les aplatissent et les rangent par catégories, je ne sais trop sous quels critères. Le camion qui les a déposés repasse les chercher ou ils repartent dans un train prévu pour eux. Le carton est dédié au recyclage, les cartoneros les vendent. Ainsi les gens qui ont tout perdu gagnent leur vie. Enfin, cela n’équivaut pas à un salaire mais c’est un petit, très petit pécule.

 

D’après mes échanges avec certains argentins l’une des caractéristiques de l’Argentine est que la population est très inventive. Selon eux, ils ont une capacité certaine à créer (à l’image des collectivités), pour se sortir de la « mouise »…Cependant, ces situations sont précaires et peu satisfaisantes, les gens sont « juste » un peu moins dans la misère ou d’une façon plus « digne ».

Je suis à la fois admirative et à la fois je me demande si on ne s’installe pas dans ces situations. Est-ce que l’Etat fera quelque chose pour ces gens qui ont tout perdu ou s’accommoderont-ils de ces collectifs et de l’autogestion de la population (qui entraîne travail d’enfants, de vieillards etc) ? Pas de réponses à apporter, juste des questions.

LE VOYAGE…

Le voyage suppose un au revoir difficile avec la famille. Chez moi ce n’est pas le cas.

Comme nous pouvons le voir, à la veille de mon départ mon frère était effondré, je dirais même traumatisé…

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On peut également voir leur sourire sur le quai de la gare alors que mon train part pour Paris…

               

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Mais je ne me laisse pas abattre face à tant d’indifférence et je me prépare telle une grande aventurière à mon grand voyage : test du coussin gonflable et du « cache yeux » pour la longue nuit qui m’attend dans l’avion. Je ferais n’importe quoi pour faire rire Lise…

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 Le voyage : Paris/Madrid, Madrid/Santiago de Chile, Santiago/Buenos aires. 23 petites heures. Le spectacle de l’aube vaut le coup!

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Un petit détail m’interloque. Mais avant photo maestro :

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Qu’est ce que veut dire ce signe ? Il est interdit de marcher sur/d’entrer dans l’aéromachin ou, clandestins non autorisés ? Genre l’immigration oui mais pas n’importe comment…Si tel est le cas, je dois dire que ce nouveau code de la contre-immigration est très ingénieux, genre code de la route du clandestin. C’est sympa de le prévenir :pas le droit d’être là…détail qui aurait pu lui échapper. Ils auraient quand même pu rajouter un signe de danger de mort, le message aurait été plus complet et la société aurait joué son rôle: le clandestin part pleinement avisé des risques qu’il encourt.

Peut être que ce signe n’a rien à voir. Peut être s’adresse t’il aux supermen qui survolent notre planète. Mystère à résoudre.

 Après cette intense réflexion qui m’a occupée pour un petit moment, je fut  par le spectacle des Andes. Je m’approchais de ma destination finale.

                  

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Me voilà arrivée, 30 degrés en moyenne à Buenos Aires. De plus amples informations from wikipédia :

 

« Buenos Aires est la capitale fédérale de l’Argentine, dont elle est la plus grande ville et le port le plus important. Avec ses 12 millions d’habitants, c’est même l’une des villes les plus peuplées d’Amérique du Sud et du monde. Elle est parfois dénommée capitale fédérale afin d’éviter toute ambiguïté avec la province de Buenos Aires Elle se situe sur la rive ouest du fleuve Rio de la Plata qui sépare l’Argentine de l’Uruguay, au niveau de l’embouchure avec l’océan Atlantique, en face de la ville de Colonia del Sacramento en Uruguay. Sa position exacte est 34°40′S 58°24′W. Ses habitants sont des « porteños », habitants du port (gentilé). La plupart sont d’origine espagnole et italienne. Le catholicisme est la religion dominante. ». 

Avant-propos

Je fais ce blog pour mon plaisir. Je ne garantis pas l’exactitude de tout ce que j’écris. Je raconte ce que je vois, ce que j’entends, mais je ne vérifie pas les sources de tout. Donc si erreur il y’a, je m’en excuse et vous serais reconnaissante de m’en faire part.

 

bonjour tout le monde

Voila mes premiers pas dans la blog constellation…

Pour ne pas importuner les amis,la famille et autres par de longs mails, j’ai décidé de créer ce blog. Qui veut est bienvenu pour me suivre durant ces 7 mois en Argentine.

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Rêveuse de voyages. C’et parti!